Méthodologie ECNi

PARTIE 1 : Méthodologie gagnante pour répondre aux QCM

1) Comment répondre efficacement à un QCM ?

Un QCM est par définition une question précise assez fermée, qui ne laisse que peu de place pour l’improvisation. Pour être efficace en répondant à un QCM, il faut avant tout être extrêmement solide sur ses connaissances de cours, de manière à faire face au doute que peuvent créer les 5 propositions du QCM.

Par ailleurs, l’astuce forte qui peut vous aider faire la différence, c’est de vous habituer à toujours commencer par répondre à la question du QCM dans votre tête, en ne lisant que l’énoncé de la question, sans lire immédiatement les 5 propositions. Puis, dès que vous avez une idée de la réponse, vous regardez les propositions pour voir si elles, collent ou non à votre réponse initiale.

En effet, de nombreux QCM sont sélectifs uniquement du fait des 5 propositions, qui réussissent à vous déstabiliser en créant le doute dans votre esprit, alors que, sans voir les propositions tout de suite, vous auriez donné la bonne réponse immédiatement.

Cette technique, vous permettant de mettre « ceinture et bretelles » face aux QCM, est d’autant plus utile à l’ECNi pour les dossiers cliniques progressifs. En effet, le fait de devoir verrouiller la réponse d’une question avant de pouvoir passer à la suivante, vous forcer à être très sûr de vous à chaque question, en avançant militairement, question par question.

 

2) Comment réagir en situation difficile face à un QCM ?

« Vous êtes en situation de doute devant l’une des propositions de réponse au QCM »
  • On vous conseille en cas de doute, de ne pas cocher la proposition !
  • On a vu ensemble que la perte de points sur un QCM est dite à « pondération dégressive », cela signifie que le fait de cocher une mauvaise proposition vous fait perdre plus de points que d’en cocher une bonne !
  • Pour vous en convaincre, reprenons l’exemple de la distribution des points en QCM vu précédemment (Partie 3 ; Chapitre 2) pour vous en convaincre :
  • un premier étudiant qui ne cocherait qu’une bonne réponse dont il est sûr, obtiendrait 5 points sur 10.
  • tandis qu’un deuxième étudiant qui cocherait cette même bonne réponse dont il est sûr, mais qui se risquerait à une seconde réponse qui s’avère fausse, n’aurait plus que 2 points sur 10.
  • vous constatez que le deuxième étudiant aura perdu plus de la moitié des points en étant plus « joueur » que le premier étudiant. Ce type d’attitude peut vous faire gagner quelques points sur une ou deux questions par coup de chance, mais en extrapolant cette attitude à toute une épreuve, vous perdrez beaucoup plus de points qu’un étudiant plus conservateur…
  • Gardez bien en tête que le jour de l’ECNi, une « attitude conservatrice » sera valorisée et vous apportera beaucoup plus de points qu’une « attitude plus joueuse ». Autrement dit, si vous hésitez sur une proposition, il sera préférable de ne pas la cocher plutôt que de la cocher.

 

« L’une des propositions du QCM ne vous dit rien du tout, voire même, vous paraît même absurde, dans le contexte de la pathologie présentée … »
  • Attention, devant une proposition qui vous semble absurde et ne vous dit rien du tout, très souvent, la proposition sera fausse +++
  • Pas de panique : c’est une technique fréquemment utilisée par les professeurs universitaires qui rédigent vos questions du concours. En effet, pour un étudiant pas très solide sur son cours, ces propositions absurdes le déstabiliseront complètement.
  • Ainsi, lorsqu’une proposition ne vous dit rien, ou vous semble absurde, ne la cochez pas, revenez à cette fameuse attitude conservatrice.

En conclusion, face aux QCM de l’ECNi, ayez toujours une attitude plutôt conservatrice !

Pour ce faire, rattachez vous toujours à ce que vous savez, et cochez les réponses que vous savez être bonnes. Ne vous lancez pas sur des réponses que vous ne maîtrisez pas !

 

PARTIE 2 : Arriver bien préparé le jour J !

 

1) Dernière ligne droite

Le dernier mois : 

C’est le sprint final, le moment où les places se gagnent pour les plus travailleurs, et se perdent pour ceux qui se découragent avant l’heure.

C’est le moment de la réactivation du cours avant tout +++

Comme nous l’avons vu précédemment, à l’ECNi, la différence se fera sur le fait d’être complet (sans impasse) et sur la précision de ses connaissances. On connaît tous le pouvoir de la « mémoire vive » à court terme : votre objectif sera donc pour ce dernier mois de revoir rapidement et avec beaucoup de rythme la TOTALITE DU PROGRAMME ! Bien conscient que cela vous paraît impossible aujourd’hui, je peux vous assurer que vous le ferez !

La dernière semaine :

 Cette dernière semaine est faite pour vous consolider mentalement et physiquement pour être fin prêt le jour J.

Pour cette phase, deux grands objectifs :

  • Se déstresser : cela passe avant tout par le travail, qui doit être poursuivi sans excès jusqu’à l’avant veille du concours afin de maintenir votre cerveau éveillé. Pensez aussi à vous aménager un ou deux moments de détente avec votre famille ou avec vos amis très proches pour avoir le moral gonflé à bloc.
  • Dormir suffisamment : au moins huit heures par nuit si possible, car le manque de sommeil est le premier facteur de risque d’erreur de concentration…

 

2) « L’ultime bataille »

La veille : 

L’objectif est d’essayer d’arriver le plus serein possible le jour de l’épreuve. Certains vont courir ou faire un tennis, d’autres préfèrent rester en famille à la maison… Peu importe, mais essayez de vous détendre comme vous pouvez…

Préparer son sac pour le jour de l’épreuve (cela enlève du stress pour le lendemain) :

  • Convocation officielle
  • Carte d’identité ou Passeport
  • Carte d’étudiant
  • MONTRE +++: tous les centres d’examens ne possèdent pas d’horloge !
  • Barres énergétiques ou chocolatées : pour éviter les hypoglycémies !
  • Eau en quantité suffisante avec 2 bouteilles de 1 litre par journée (surtout s’il fait chaud…)
  • Repas du midi: sandwich…
  • Boissons énergétiques diverses(coca, boissons à base de taurine, ou autre…) : il est fréquent d’avoir un coup de fatigue à la mi-journée entre deux épreuves, car chaque épreuve est très intense en émotion et en énergie.

 

Savoir assurer un bon traitement symptomatique :

(d’expérience : plus vous vous sentirez bien dans votre corps et mieux vous pourrez réfléchir !)

  • IMODIUM (ralentisseur de transit) : pensez à prendre 2 comprimés d’IMODIUM le matin de votre première journée afin de limiter le phénomène de diarrhée motrice liée au stress quasi-systématique. Un de mes conférenciers disait qu’on appelle cela, la « journée de l’Imodium »… N’hésitez pas à le tester avant le jour J, lors des concours blancs par exemple pour voir comment vous réagissez.
  • SPASFON (antispasmodique) : pensez à en prendre dans votre poche pour pouvoir en prendre en cas de spasmes ou douleurs au niveau de l’abdomen liés au stress.
  • PARACETAMOL : pensez à en prendre dans votre poche pour pouvoir en prendre en cas de céphalées pendant l’épreuve (fréquentes !).

 

Inutile de préciser que les nuits qui précèdent les jours de concours sont difficiles avec pour beaucoup d’entre nous, des nuits peu reposantes.

Attention, si vous souhaitez prendre un somnifère pour vous aider à vous endormir :

  • Privilégier le STILNOX® : c’est le somnifère avec la plus courte demi-vie (2 à 4h) et donc qui vous cassera le moins pour le lendemain matin !
  • Tester quoiqu’il arrive plusieurs fois le somnifère avant le jour J, notamment lors des concours blancs pour voir comment vous réagissez +++++

Enfin, même après une nuit agitée, pas de panique : vous ne vous écroulerez pas sur votre tablette, car l’adrénaline vous aidera à rester vigilant durant ces longues journées.

 

Le jour J :

Dites vous bien que le stress sera présent pour tout le monde ! C’est un moment difficile à passer et très particulier qui ne ressemble à aucun autre moment. Mais rassurez vous, si vous avez travaillé régulièrement et avec méthode tout au long de ces 3 ans de préparation, vous réussirez à dépasser ce stress et à montrer votre niveau au sein des différentes épreuves.

Enfin, ne changez rien à votre méthodologie habituelle, que vous aurez rodée en concours blanc : le jour de l’ECNi ce n’est pas le moment de tester de nouvelles techniques…

 

Entre les épreuves :

Certains s’isoleront, d’autres voudront déjeuner en groupe. Ne changez rien à vos habitudes. Néanmoins, vos amis et vous même devront respecter une règle d’or : ne jamais parler des sujets avant la fin du concours, sous aucun prétexte, car le stress engendré par les réponses des autres peut énormément vous déstabiliser…