1) Connaissances du programme
Vous devez connaître les pathologies qu’un médecin généraliste ou urgentiste est susceptible de rencontrer, même rares si elles sont graves.
Vous devez connaître les conférences de consensus :
- elles sont de plus en plus intégrées dans les annales
- elles permettent un barème simple et indiscutable
- les questions sont souvent posées comme dans la conférence de consensus : Quel suivi ? Quels examens de première intention ? Quelle élément clé de la prise en charge ? Quelles mesures sociales ou professionnelles ?
- à faire en priorité dès la D3, voire début de D4, afin de se mettre régulièrement à jour.
2) Transversalité du jour J
Il existe 2 types de transversalité :
- une transversalité verticale : le malade cumule plusieurs pathologies pouvant s’intriquer. Les traitements seront donc multiples et demanderont une vraie réflexion avec de bonnes connaissances sur les interactions, contre-indications et effets secondaires des traitements. La pharmacologie est une entité à part très sélective de l’ECNi qui joue un rôle majeur pour discriminer les étudiants le jour J, mais nous y reviendrons en détail, dans le chapitre suivant.
- une transversalité horizontale : au cours de sa vie, le malade va être confronté à des problèmes qui vont le mener à vous solliciter. Il peut s’agir : de complications de la maladie initiale, d’autres pathologies reliées ou non, de la prévention, de certificats pour bénéficier d’avantages sociaux…
3) Ce que vous devez retenir concrètement du programme
Le programme du nouvel ECNi est disponible de façon détaillée à la fin de cet ouvrage en Annexe 2.
Ce que vous êtes censé connaître pour tous les items :
- Epidémiologie
Il faut connaître les facteurs de risque, la fréquence d’une maladie, d’autant plus que ce genre de données se prête très bien à des QCM de questions isolées pour l’ECNi !
- Anatomie pathologique
Les descriptions histologiques élémentaires sont au programme. Si le terme « anatomie pathologique » est précisé de façon spécifique dans la question, vous devez connaître de façon très approfondie la description, car celle-ci pourrait faire l’objet de Lame d’anatomopathologie à interpréter le jour J.
- Classifications
Les classifications TNM, FIGO (Fédération internationale de gynécologie obstétrique), etc. ne sont exigibles que si elles sont mentionnées dans le libellé de l’item du programme. En pratique, aucune n’est mentionnée mais il est conseillé de connaître les classifications des cancers dont le traitement est au programme : cancer du poumon, cancer de la prostate, cancer du sein, cancers cutanées et cancer colo-rectal. En insistant sur les stades qui modifient le traitement.
- Etiologies
Connaître les principales étiologies des pathologies du programme : les plus fréquentes, les plus graves et les plus traitables ! Les étiologies professionnelles, iatrogènes et liées aux soins sont aussi fréquemment abordées en dossiers progressifs ECNi…
- Physiopathologie ou « mécanisme »
Elle peut être demandée seulement si elle est précisée dans les items. Elle peut concerner :
- les lésions anatomiques
- les symptômes
- les conséquences fonctionnelles
- les complications
- le principe actif des principaux médicaments
- Médicaments.
Il faut en théorie connaître :
- La DCI (Dénomination commune internationale) toujours fournie dans les énoncés du concours le jour J. Vous mémorisez malgré vous, certains noms commerciaux que vous aurez entendu en stage, mais surtout ne perdez pas de temps à les mémoriser volontairement : concentrez vous uniquement sur la DCI lors de votre apprentissage +++.
Les médicaments dont la posologie est à connaître sont indiqués dans les tableaux du chapitre suivant.
- Situations d’urgence
Il faut savoir :
- Prendre en charge le malade immédiatement avec les médicaments de l’urgence
- Organiser la surveillance du malade
- Décider d’un transfert et des modalités de transfert vers un service spécialisé +++
- Sémiologie
Ce sont les seules questions, avec le raisonnement qui permettent d’apprécier indirectement votre investissement en stage hospitalier. C’est la base de vos diagnostics.
N’hésitez pas à vous aider de l’Annexe 1 : véritable guide de « Sémiologie clinique pour l’ECNi » qui vous fera gagner beaucoup de temps lorsque vous cherchez un examen clinique type dans telle ou telle spécialité.
- Surveillance
Il suffit de se souvenir de ces 2 adages forts :
- « Tout symptôme aigu ou toute pathologie aiguë est à risque d’aggravation rapide et nécessite une surveillance rapprochée »
- « Tout traitement nécessite une surveillance de sa tolérance et de son efficacité »
